Se sentir légitime

Est-ce que tu as du mal à te sentir légitime dans ta vie ? Que ça soit professionnel ou personnel, assumer tes choix et ta valeur ajoutée peut-être compliqué pour toi ? Tu manques de confiance en toi et tu aimerais oser plus ? Peut-être as-tu le syndrome de l’imposteur…

« Le syndrome de l’imposteur me touche tout particulièrement, et il touche beaucoup plus de personnes qu’on ne pourrait le croire. En effet, toi, moi, ton médecin, l’enfant de la voisine et ta mamie, nous sommes tous susceptible d’avoir ce symptôme. Tu ne me crois pas ? Alors réponds à ces quelques questions:
Est-ce que tu te dis parfois que tu n’es pas capable ? Que quelqu’un a déjà tout fait mieux que toi ? Que tu n’as pas les diplômes pour te justifier ? Que tu n’apporte rien de nouveau ? Que ton avis n’importe pas ? Que tu n’en vaut pas la peine ? Que les autres te jugeront ? Qu’ils n’ont aucune raison de t’écouter ? Ou bien tout simplement que quand tu réussis, c’est grâce à la chance ou l’aide d’une tierce personne ?
Si tu as répondu oui à au moins une de ces questions, le diagnostic est tombé. Tu as le syndrome de l’imposteur. Mais qu’est ce que c’est que cette maladie qui touche autant de monde, qui est curable et qui pourtant, t’empêche d’aller de l’avant ?

QU’EST CE QUE LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR ?
Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur n’en ont souvent pas conscience. Dans les faits, elles rejettent tout mérite lié à leurs efforts personnels. Elles attribuent leur succès à des éléments extérieurs: la chance, les autres, le hasard, des facilités d’apprentissage… Elles se perçoivent souvent comme non légitimes et ne se sentent pas dignes des éloges et compliments faits à leurs égards. Ces personnes s’attendent en général à ce que leur masque d’imposteur soit relevé et vivent dans la peur que cela arrive. Ce syndrome les empêche d’entreprendre, de croire en eux, et d’exprimer de la satisfaction et de la fierté. Il est donc directement lié à la peur de réussir.

Le syndrome de l’imposteur ne concerne pas que les jeunes entrepreneurs comme on pourrait le croire. Mais bien plus largement toute personne qui, à un moment de sa vie, ne se sens pas capable de se lancer dans quelque chose de nouveau:
De jeunes parents qui sont dépassés à l’arrivée de leur nouveau né.
Des artistes qui dévoilent leurs nouvelles créations.
De nouveaux diplômé.e.s qui décrochent leurs premiers emplois.
Des adultes en reconversion professionnelle.
Une famille qui accueille un animal.
Des créateurs de contenus web qui lancent une formation.
Des auteur.e.s qui écrivent un nouveau livre.
Et bien-sûr toute personne qui se lance dans un nouveau projet.

Il n’y a pas d’âge ni de catégorie sociale plus touchée par le symptôme de l’imposteur. Bien qu’on le repère beaucoup plus facilement en la présence d’autodidacte. J’ai discuté avec plusieurs personnes qui ne connaissaient pas ce symptôme et qui attribuaient leur peur de réussir à un trait de caractère lié à la confiance. Quand le mal est identifié il devient beaucoup plus simple de le traiter. Avec les bons outils, rien n’est impossible.

MON TÉMOIGNAGE
Je t’invite à me suivre à travers ces quelques lignes de témoignage personnel pour comprendre le mécanisme du syndrome de l’imposteur.

Ma maman m’a toujours dit que j’avais une bonne étoile. Et c’est vrai que je me suis toujours estimée chanceuse. Et finalement, à qui j’attribuais la gloire de mes réussites? À ma bonne étoile, pas à moi. J’étais là au bon moment, j’ai parlé aux bonnes personnes, la magie a pris toute seule… Mais était-ce vraiment la chance ? Est-ce que je ne l’aurais pas en fait déclenché ? Est ce que je n’aurais pas pavé de bon choix mon chemin ? Est-ce qu’en fait je ne serait pas responsable de mes réussites ?

C’est en posant ces questions que je me suis auto-diagnostiqué un « syndrome de l’imposteur ». J’ai créé mon business, je suis ma propre patronne. Donc je suis mon propre juge, ma plus dure critique, et surtout, je ne peux compter que sur moi pour me vendre. Se vendre, je n’aurais jamais cru que ça serait si compliqué ! Parce que pour se vendre il faut se mettre en avant bien-sûr, mais il faut aussi se sentir capable de faire le travail et prendre conscience de sa valeur. Il faut dire au gens de nous faire confiance et que nous leur apportons une plus-value. Et ça, quand on a le syndrome de l’imposteur, c’est difficile.
Le problème avec les autodidactes c’est que personne ne vient leur dire « c’est bon tu as assez appris, tu peux mettre en application tes connaissance ». Ou bien « C’est OK, tu débutes et tu apprends, comme beaucoup de gens l’ont fait avant toi. »

C’est le moment de vous parler de mon papa. Il n’a pas fait d’étude, il s’est arrêté au collège, et est devenu apprentis cuisinier. Toute sa vie il a enchainé des métiers qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres. Soudeur, chauffeur, épicier, caviste, livreur de lait, poseur de portails électriques et de publicités… Mon papa c’est un manuel. Tant qu’il s’agit de faire quelque chose de ses mains, même s’il n’y connait rien, il va apprendre « sur le tas ». Si on lui demande «Est-ce que tu peux construire un mur ? », même s’il ne l’a jamais fait, il vous dira qu’il va essayer ! Et il apprendra en le faisant. Alors comment faire pour connaitre sa valeur ? Comment savoir si nous sommes bons dans ce que nous faisons ? On se lance, et on se donne à fond, voilà comment. Est-ce que mon papa a réussi à monter son mur ? Oui, car il a confiance en ses mains, il sait qu’il est capable, même s’il doit traverser plusieurs échecs pour y arriver. Pourtant il n’a aucun diplôme. Est ce que mon papa est un imposteur ? »

Texte extrait de mon livre « Fleurir avec ses idées, manuel pratique pour concrétiser ses projets ».

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